«Nous sommes évidemment favorables à un développement des échanges entre l’Union européenne et nos partenaires d’outre-Atlantique, source de croissance et de création d’emplois » a expliqué Tokia SAÏFI, membre de la commission du Commerce international du Parlement européen.

« Mais si nous voulons préserver notre création audiovisuelle, il est essentiel que ce secteur continue de bénéficier d’un traitement spécifique dans les accords commerciaux. Il en va du maintien d’une industrie cinématographique et audiovisuelle en Europe. C’est d’ailleurs notre famille politique qui, en 1994, pour les négociations du traité qui a créé l’OMC, avait obtenu de haute lutte l’introduction de l’exception culturelle dans les accords commerciaux internationaux » a-t-elle rappelé. « Plus largement, il s’agit de préserver la capacité des États membres à adopter des politiques publiques adaptées pour répondre aux défis posés, notamment par le numérique » a-t-elle indiqué.

« Nous serons également extrêmement vigilants quant aux implications de ces négociations sur le secteur de l’agriculture, qui concentre à lui seul plusieurs sujets sensibles comme les OGM, les indications géographiques, le clonage, ou encore les normes sanitaires.» « Les Européens ont fait le choix de dire non aux OGM et oui à des standards élevés de normes sanitaires. Nous avons le devoir de défendre ces choix de société auprès de nos partenaires commerciaux» a indiqué Tokia SAÏFI lors de son intervention au débat en plénière, mercredi 23 mai.

« Nous verrons désormais si François Hollande saura- une fois n’est pas coutume- faire preuve de détermination et de force de persuasion auprès de ses homologues pour inscrire définitivement ces lignes rouges dans le mandat de négociation que le Conseil va prochainement accorder à la Commission.» a conclu l’eurodéputée.

 

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