Vous avez dit « point presse » de rentrée ? Non, « mise au point », préfère Christian Decocq, le leader de l’opposition municipale Union pour Lille.

Mise au point car la pique de Martine Aubry, la veille de la Braderie, ne lui a pas plu. « On voit ceux qui crient et ceux qui agissent », avait-elle lancé au sujet de l’opposition. « Condescendant et stupide», estime le premier visé, de la part d’un maire qui a traversé l’été et ses incidents dans les quartiers (chahutage, rodéos, piscine sauvage…) sans se remettre en question. « C’est notre rôle d’élu d’intégrer ces phénomènes et d’y répondre. Or elle est incapable de réévaluer ses options politiques par rapport à la réalité qui s’impose à elle. » Et cela se vérifie, selon l’opposant, notamment dans le domaine de la sécurité.

Chistian Decocq estime que Martine Aubry s’enferme dans une attitude « rigide » depuis les années Sarkozy : la sécurité n’est pas du ressort de la ville. Faux, répète-t-il à l’envi. À Lille, 95 policiers municipaux et 4 000 caméras, « dans des lieux privés ou clos », c’est insuffisant. Un renfort de 197 policiers ? Le saupoudrage Lille, Roubaix et Tourcoing « va faire fondre l’effectif comme neige au soleil ». Lui recommande l’embauche de policiers municipaux. Et au passage, égratigne un maire « en manque d’empathie » pour ce que vivent les Lillois, rue d’Arras notamment, et un Franck Hanoh, élu à la sécurité, qui « n’a pas la colonne vertébrale de l’emploi ». Il réclame en outre l’abolition de la charte de la vie nocturne. Une grande remise à plat.

Roms : « la solution doit venir de l’Europe »

Le leader de l’opposition n’est pas plus tendre sur le dossier de l’accueil des Roms, « échec humain, politique, moral ». Mais reconnaît à Martine Aubry une stature car selon lui, c’est elle qui devrait négocier en direct avec les maires, et non son premier vice-président à LMCU. Christian Decocq reconnaît que la solution doit venir de l’Europe, « qu’elle stoppe les flux. C’est cela qui rassurera et incitera les maires à organiser l’accueil ».

Bien d’autres sujets occupent les esprits et réunions du groupe d’opposition. L’emploi des jeunes, l’organisation des quatre jours et demi à l’école, la dépense publique pour les travaux des grands boulevards… Nous en reparlerons. Eux aussi, « ce sera le débat de la campagne ».

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