La Commission européenne a présenté mardi 21 mars, en commission de l’agriculture du Parlement européen, une mise à jour des négociations commerciales au regard de leurs incidences sur l’agriculture européenne. Lors de cette intervention, la direction générale de l’agriculture a affirmé que certaines mesures commerciales autonomes entre l’Union européenne et des pays tiers étaient conclues au nom de la solidarité internationale.

Nombre d’agriculteurs nous interpellent sur ce type de politique commerciale, qui nécessite plus d’explications. Certaines filières agricoles européennes voient leurs marchés perturbés, leurs prix diminués, et se retrouvent en concurrence avec des produits importés extrêmement compétitifs. Certaines sont même clairement menacées, comme la tomate d’industrie en France.

Sans que la politique commerciale en soit forcément la principale raison, elle peut être vue comme une cause de ces menaces et génère des questionnements, voire une certaine impopularité de l’Union européenne dans les milieux ruraux. Sans compter les scandales sanitaires qui peuvent survenir, comme au Brésil, et qui ajoutent une défiance des consommateurs.

Comment la Commission prévoit-elle de reconquérir l’adhésion des milieux ruraux à sa politique commerciale?

Inscrivez-vous à ma lettre d'informations :