Le Parlement européen a adopté hier à Strasbourg ses recommandations en vue des futures négociations commerciales de l’Union européenne avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’engagement de la délégation française du PPE et l’adoption de leurs amendements ont permis la présence dans le texte final du Parlement de plusieurs points cruciaux.

Le secteur agricole nous avait interpelés et nous avons relayé leurs inquiétudes. Ainsi, la délégation française du PPE a obtenu que soit inscrit dans le texte la demande d’exclure des produits agricoles les plus sensibles comme par exemple la viande bovine et ovine, les produits laitiers, les céréales et le sucre (dont les sucres spéciaux). Nous avons également complété le texte en demandant à ce que des clauses de sauvegarde effectives et rapidement utilisables soient prévues en cas de perturbation du marché européen.

Autre point important, nous avions demandé à ce que des dispositions précises et spécifiques soient prévues pour les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) et les régions ultrapériphériques (RUP) et ce point est bien présent dans le texte final. En effet, étant donné la proximité géographique de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie, toute difficulté doit être anticipée et les intérêts de ces régions doivent être pris en compte.

Nous avons également obtenu la prise en compte et l’anticipation dans le calcul des offres des conséquences du Brexit étant donné l’importance des échanges actuels entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.

Concernant les indications géographiques protégées (IGP), il sera important qu’une reconnaissance et protection renforcée soit obtenue et c’est en ce sens que notre amendement a été adopté et qu’une référence à l’accord vin UE-Australie est présente dans le rapport.

Enfin, le texte final rappelle que les services publics doivent être exclus des négociations, que les normes européennes doivent être préservées et qu’un objectif de réciprocité dans l’ouverture des marchés, notamment les marchés publics, devra être observé.

J’espère que les États membres prendront en compte ces recommandations précises et fondamentales lors de l’adoption du mandat de négociation. En tant que membres de la commission du Commerce internationale, je resterai vigilante quant à l’évolution des futures discussions.

 

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