Mardi 16 avril 2019, le Parlement européen a adopté la directive sur les règles en matière de protection des lanceurs d’alerte.

Les lanceurs d’alerte sont les personnes qui révèlent des informations sur des activités illégales ou dangereuses et acquises dans un contexte professionnel. Une étude de la Commission de 2017 avait estimé que les pertes liées au manque de protection des lanceurs d’alerte dans le domaine des marchés publics, pouvaient être estimées entre 5,8 et 9,6 milliards d’euros chaque année dans l’UE.

Je me félicite de l’adoption définitive de ce texte. Les affaires Panama Papers, le Dieselgate ou encore Cambridge Analytica avaient souligné l’urgence de protéger les lanceurs d’alerte dans toute l’Europe. C’est désormais chose faite.

La protection des lanceurs d’alerte en Europe sera renforcée et couvrira plusieurs secteurs tels que les marchés publics, la protection des consommateurs, la sécurité nucléaire ou encore la protection des données à caractère personnel.

Les nouvelles règles permettront aux lanceurs d’alerte de révéler des informations, soit de manière interne à l’entité juridique directement concernée, soit directement aux autorités nationales compétentes ainsi qu’aux institutions et organes de l’Union européenne.

Tout type de représailles est interdit par le texte et il est prévu que les personnes qui aident les lanceurs d’alerte soient également protégées. De manière à garantir une protection effective, des informations exhaustives et indépendantes sur les procédures possibles et l’aide qui peut être apportée doivent être mises à disposition.

Il était temps que l’Union européenne agisse pour renforcer la protection des lanceurs d’alerte qui contribuent à une démocratie plus transparente et plus responsable.

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